Ontologie II: Poèmes
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POESIE

VOYAGE A CARNAC

1.

Mais tu passes par les cryptes

à quoi bon étincelantes l’espoir cloué

sur figures sans pupilles sans menton

sympathie pour Bélial

quand sonne le péril

entre mes tempes où es-tu

Ni dans ta chambre à 3 heures et demie

draps ouverts aux siècles Omphale cataracte

là-haut d’aurores

minéraux et nombres dédales sans toi

je devine nulle part

Ni sous la pluviosité soudain fixe

Porteur du sacrifice où es-tu

Gaz d’échappement contre l’épée

Vouloir par-delà l’esprit

Refondre yin et yang

Jean-Baptiste en vélo

Et s’écarte la peau/mirage

comète diurne Moira qui bégaie où es-tu

sinon indécis

d’assouvir quel penchant de s’accrocher

débris en ébullition ou pressentiment

qu’à travers l’esprit doit naître

Mais Osiris un hôte use

de ton Destin phares Et limaces sur l’étendue

chape de sang et l’aphone

affolement pour mourir El tango non-appris

gommant rochers bougies dans la cathédrale scénario

avec un ange sa réplique à l’arrière-plan

Use ta stupeur envahit

les cellules repousse l’univers Tu n’es pas

Tu es par-delà l’esprit bribe

de toi-même amour

gît tantôt face à un pneu

tantôt irradiant le regret sa noire vitesse

Aaaaaah maintenant la mère maintenant

le père archétypes

d’une duale force enfin médiatrice

leur péché à jamais transmis

leur ignorance comment subir

grièvement leurs doutes escomptés

pourront-ils circonscrire l’abdication

irriguer par des prières le lys

gage peut-être de persistance

où es-tu n’étant nulle part

sous la pluie les rauyns gamma

Te suivre

2.

LIEU OÙ S’EPLUCHE L’APPARENCE

car la foudre oh assez l’absolu pulvérise

l’irréel terrestre ses tensions contre spectres

ses affects homologués par la coutume assurant

précaire l’entente et les sillages

incongrus d’œil en œil

dénude un nœud éruptions ton cerveau qui luit

cers deux fenêtres mais ne pas suffoquer

Prends ma chair pour la tienne

3.

ET RESURREXIT

Dans l’incursion temps-lacune

gémissements Sabaoth

murailles closes sur l’apogée

granuleuse de désespérance Bar Terminus-Nord

nos poumons suintent terreur

quand simiesque fend les gisements

d’air d’eau le batelier et pourtant

nul n’amène les rames n’exorcise

le courant Et le temps sans repère

éparpille plus étrange toujours crépuscule

plus absente ton absence

fend la rue du docteur Roux

et tintent grillage et pierres

devant l’école tes souliers d’enfant

Alors le verdict

par pitié

par pitié du non-vu du si-proche

en éveil paupières coupées-akinésie le rat

dans ma voix recueillement loin de moi-même

la scission ta voix dans ma voix

ton absence dans mon absence par pitié

refond Mais magicienne Octroie Range les doutes n’allège

pas

dit que tout sera encore

Tous encore t’assisteront

femmes sur cothurnes et l’œil guérisseur

argile et puits de rêve Tout dopit suivre suivra

tes camarades encore visibles et encore leurs adieux

à perte de vue qui rentre en elle-même

Se creuse l’étant

surgit l’amour

donc nul rêve les messages

composent avec la chair s’alourdissent

naviguent telluriques sous les eucalyptus

dans les fjords Attirent de l’insomnie

gendarmes ou moines Les déplacent

lourds vers la question

incisive l’équité

au-delà d’explosions sidérales croix gammées

au-delà de démembrements tu les captes

tes pores appartiennent aux afflux

telluriques jeu distant mais pourquoi douloureux

si l’extase oh aveugle accroît le poids

à l’intérieur de l’âme

horloge purifiante

une pensée

sans pensée pénétrée d’ondes Ta main

plane admet Ni limite ni abandon Mais le sang Soudure

neige blancs tickets d’infini

en zigzag contingence

tombe sur l’humide désolation Et la gare mémorisant

sans mémoire la poursuite du sommeil

où bientôt rejoignent ton lit

les arcades chevaux lugubres Rompent

la sonate pour violoncelle pactisent

avec la neige

silhouettes d’antimatière

et hauts faits s’additionnent voués

à l’amnésie touffue d’alarmes

Accompagne ton poids

Pour apprendre

Fugitif longtemps après : poèmes

KORONEOS

koroneos
11/05/09